Christophe Sanchez / Huguette Naas- Misslin
Nous nous étions rendus avec Huguette chez Françoise après le décès de Bernard pour lui remettre une tirage de quelques exemplaires de l’article paru dans notre bulletin sur son mari. Elle était en forme et malgré quelques soucis de santé, avait le sourire. Nous bien sur parler de Bernard mais surtout de ses enfants et petits-enfants dont elle était fière.
Rien ne laisse présager que quelques semaines plus tard il nous quitterais. Je rejoints Marc qui dans son hommage soulignait une personne discrète dans l’ombre de Bernard mais qui avait un contact facile avec tout le monde, toujours un petit mot sympathique pour chacun.
Elle a toujours soutenu notre association et aimait son village d’adoption, son histoire, ses habitants et cet hommage dont elle n’aurait pas voulu est une juste reconnaissance de la belle personne qu’elle a été.
Annexe 1 – Hommage lu par Marc Herlin, au nom des enfants et petits-enfants
Françoise Herlin
Notre Maman
Notre Grand-Mère
Notre Belle-Mère
Notre Sœur
Notre Tante
Notre Cousine
Notre Marraine
Notre La Classe
Notre Amie
Françoise
Une Hégenheimoise, depuis des décennies mais originaire de Koetzingue où elle passa sa jeunesse.
Françoise Marie Madeleine est née le 09 juillet 1940 à Belfort, elle était la deuxième des 3 enfants nés dans le foyer des parents Georges Probst et Madeleine Hélène Martin.
Son grand frère Roger est né en1930 et sa sœur Claire est née en 1941, décédée avant ces 3 ans.
Le grand-père de Françoise, le papa de sa maman, est décédé durant la 1ère guerre mondiale.
Le papa de Françoise est décédé durant la seconde guerre mondiale à Tambov, par conséquent elle n’a pas vraiment connu son père.
Comme pour Françoise, sa maman est morte peu de mois après le décès de son (second) mari également au même âge de 79 ans.
Certains destins s’inscrivent dans des similitudes surprenantes ….
Françoise fût élevée par sa mère, sa grand-mère et d’autres personnes du village de Koetzingue.
Françoise a rencontré son mari, Bernard Herlin de Hégenheim, avec qui elle a partagé presque 60 années , avant son décès le19 avril 2019.
Elle s’est fait « emballer », comme on dit, sur la piste de danse des kilbes de l’époque.
Ils ont vécu à Koetzingue, puis à Hégenheim : d’abord dans la rue d’Allschwil, puis au passage de la Couronne (Kronàgassle) et enfin rue de Hésingue où ils construit leur maison.
De cette union, elle désirait une grande famille, 4 enfants sont nés : Jean, Corinne, Marc et
Michèle.
Françoise a élevé ses 4 enfants avec amour, sans jamais s’énerver ou crier, disons presque jamais, car bien sûr, chaque personne a ses limites et principalement ses fils ont parfois quelque peu dépassé les limites qui méritaient des remontrances et la menace du fameux «Kochleffel ».
Bien sûr elle a également participé à l’éducation de ses 7 petits –enfants comme chaque grand-mère, avec beaucoup d’attention et de gentillesse.
Françoise voulait devenir coiffeuse mais pour sa famille ce n’était pas bien vu à l’époque et ils lui imposèrent un apprentissage en secrétariat.
Elle est devenue employée de bureau dans le magasin de vêtements, Wolf-Frères de Mulhouse.
Elle a également travaillé en Suisse en tant que secrétaire dans une entreprise métallique.
Elle adorait le fromage, c’est pourquoi elle a travaillé quelque temps dans la fromagerie Glauser situé au Spalenberg à Bâle.
Françoise aimait lire les magazines et surtout ce qui concernait la mode avec une petit passion pour les vêtements et surtout les chaussures. Elle avait beaucoup de goût pour constituer une garde-robe en combinant parfaitement les couleurs, les tissus, les textures.
Françoise avait une grande collection de chaussures qui encore maintenant sont toujours aussi belles ou redeviennent à la mode de par leurs formes ou leurs teintes.
Elle était plus à l’aise en chaussures à talons qu’avec des chaussons, jusqu’à cette dernière année, elle en portait régulièrement !
Pendant une période Françoise fabriquait des bijoux ou des boites avec des décorations en émail.
Elle pratiquait la gymnastique et s’est même essayée au golf ; l’autre activité très physique était de faire du wellness avec des copines.
Comme beaucoup de femmes de sa génération, elle était une bonne cuisinière avec quelques spécialités telles les pommes dauphines faites maison, le bœuf bourguignon, le fameux gâteau au chocolat, la mousse au chocolat, parmi d’autres recettes de Mamama.
Son péché mignon était la crème chantilly.
Françoise était de cette génération où le mari était sur le devant de la scène et la femme plus ou moins en retrait, mais l’on sait bien que sans le soutien et le dévouement de sa femme, un homme ne peut accomplir différentes activités. Derrière le personnage public de Bernard Herlin, Françoise a permis cette représentation.
Toujours là pour soutenir son mari. Que ce soit dans la construction de la maison, des travaux ou dans l’accompagnement lors des cérémonies ou autre.
La journée, elle s’occupait des enfants et de la maison et durant une période allait encore travailler le soir.
Françoise aimait partir en vacances avec ses enfants à la côte d’Azur du côté de Ramatuelle au camping « La Croix du Sud » et sur la plage de Pampelonne ou « Bloush » (pour ceux qui connaissent) sur la presqu’île de Saint-Tropez.
Elle appréciait les vacances en famille, avec les enfants et les petits enfants.
Une femme toujours souriante, élégante, de bonne humeur, toujours prête à rire et généreuse de cœur.
Au dernier Hàganer Kaesnapperfascht, elle est même montée sur le train fantôme ce qui démontrait son ouverture d’esprit et ces quelques instants partagés avec ses enfants et petits-enfants étaient de forts moments relationnels et de souvenirs.
Les derniers mois passés aux côtés de son mari ont été une épreuve exigeant beaucoup d’énergie et d’abnégation.
Bien sûr, tout n’était pas toujours rose, elle cachait parfois les mauvais moments et se présentait de bonne humeur.
Françoise avait le don du contact et pouvait lier une discussion avec n’importe qui autour d’elle, en groupe, dans un magasin, à une réception : elle était en relation avec des inconnus en moins de 5 minutes !
Quelqu’un de profondément généreux et chaleureux, elle accueillait sans retenue, sans jugement, toute personne intégrant la famille en tant que copain ou copine, conjoint, etc. … leur donnant rapidement sa confiance et en livrant certains petits secrets.
Françoise était une belle personne, une personne de proximité et de relation avec le cœur sur la main.
Françoise
Ta famille remercie chaleureusement toutes les personnes présentes dans cette église pour ce dernier hommage ainsi que les personnes ne pouvant être présentes mais ayant une pensée pour toi.
Françoise
Notre Maman
Notre Grand-Mère
Notre Belle-Mère
Tu as rejoint ton amour Bernard et tes parents dans le jardin des personnes disparues.
Nous t’aimons et te remercions pour cette belle vie et tous les bons moments vécus ensemble.
Amen
Annexe 2 – Hommage lu par Thomas au nom des petits-enfants
Les nombreuses personnes présentes ont fait un dernier geste d’adieu en aspergeant le cercueil de Françoise et leurs yeux se sont remplis de larmes en écoutant les chansons que Françoise affectionnait tant :
– Michèle Torr : Les mots pour le dire
– Michèle Torr : J’aime
– Michèle Torr : Emmène-moi danser ce soir
– Joe Dassin : Le café des 3 colombes
Nous sommes persuadés, que là où ils se sont rejoints, Françoise et Bernard , continuent à enchaîner des danses effrénées !
